Avignon, le 14 septembre 2000
O B J E T :Installations classées pour la protection de l'environnement.
SNPE à SORGUES
Redémarrage de l'atelier de traitement des acides (341/342) et de l'atelier 350.
REFERENCE :Arrêté Préfectoral du 4 août 2000.
OBJET DU RAPPORT.
Le 7 juillet 2000 un accident est survenu à la SNPE de SORGUES au bâtiment de traitement des vieux acides (341/342). Une colonne en verre de régénération de vieux acides issus de la fabrication de NEH (nitrate d'éthyl-hexyl) a éclaté et détruit la 2ème colonne voisine destinée au même usage.
L'accident n'a eu aucune conséquence sur l'environnement et le personnel, mais l'impossibilité de traiter les vieux acides de NEH a conduit SNPE à cesser cette fabrication faute de pouvoir stocker provisoirement ou faire traiter ces vieux acides à l'extérieur en raison de leur instabilité.
Compte tenu de l'importance stratégique de cette fabrication SNPE a demandé, dans l'attente de la reconstruction des 2 colonnes prévue pour le 15 septembre, l'autorisation de reprendre cette fabrication de manière réduite sur un seul atelier (355), la fabrication de NEH sur un 2ème atelier (350) étant suspendue.
Cette autorisation a été délivrée sous certaines conditions définies par l'arrêté préfectoral du 4 août 2000, le rejet des "vieux acides" générés se faisant après dilution et sous contrôle dans le Rhône.
Cet arrêté qui définit notamment les conditions de rejet des effluents au Rhône, leur contrôle et la surveillance du milieu prescrit en outre :
Le rapport d'expertise nous a été remis le 31 août et par courrier du 7 septembre complété le 14 septembre SNPE, nous demande notre accord pour le redémarrage de l'atelier de traitement des vieux acides.
Le présent rapport a pour objet de faire une proposition quant à l'accord sollicité.
I - Redémarrage de la fabrication de NEH au bâtiment 350.
L'arrêt de la fabrication de NEH au bâtiment 350 ayant été prescrit pour limiter la production de vieux acides en raison de l'arrêt de l'atelier de traitement 341/342, la fabrication de NEH peut reprendre dès lors que l'atelier de traitement des acides est opérationnel, sous réserve de respecter l'arrêté préfectoral du 7 août 1997 réglementant le site de la SNPE.
II - Redémarrage de l'atelier de traitement des acides.
Le rapport d'expert sur l'accident établi le 31 août 2000 a fait l'objet d'un examen lors d'une réunion et d'une visite des installations qui se sont tenues le 1er septembre 2000.
Les causes de l'accident sont clairement identifiées (cf. résumé et conclusions pages 59/69 et 60/69 du rapport d'expertise ci annexé).
Les mesures correctives préconisées sont adaptées et résumées dans les pages 68 et 69 du rapport d'expertise ci-annexé.
Un point sur les mesures correctives daté du 30 août 2000 nous a également été remis et est annexé au présent rapport.
L'examen du rapport d'expertise et la visite effectuée dans l'atelier nous ont amenés à faire un certain nombre de remarques qui ont été prises en compte : ceci a été vérifié lors d'une nouvelle visite effectuée le 13 septembre 2000 :
cette pente est de 1% ; de plus cette purge est dorénavant déconnectée du circuit d'alimentation des colonnes qui sera lui-même purgé en trois points après chaque arrêt de l'unité,
Outre la vérification sur site que l'ensemble des préconisations du rapport d'expertise était en place, la visite effectuée le 13 septembre a permis d'obtenir les précisions suivantes :
Par ailleurs, SNPE nous a remis les premiers éléments et un échéancier de remise des études relatives à la stabilisation des vieux acides (mars 2001), ainsi qu'un pré-programme d'investissement minimum de 100 MF en matière d'environnement sur 3 ans.
Par courrier du 13 septembre ci-joint SNPE nous a confirmé qu'en cas de renouvellement d'un accident similaire :
Enfin le rapport de visite avant mise en service du 14 septembre précité à laquelle participait le CHSCT fait un état de la prise en compte des remarques formulées antérieurement par le CHSCT.
III - CONCLUSIONS ET PROPOSITIONS.
Le rapport d'expertise établi par SNPE identifie clairement les causes de l'accident du 7 juillet 2000 et ses conséquences.
Les mesures correctives préconisées par le rapport d'expertise, leur prise en compte dans la réfection des installations ainsi que celle de nos remarques et de celles du CHSCT sont de nature à réduire de façon importante le renouvellement d'un tel accident et ses conséquences.
Aussi nous ne voyons aucune objection au redémarrage de l'atelier 341/342 de traitement des vieux acides et par conséquent à celui des ateliers 355 et 350 dans les conditions normales d'exploitation et dans le respect de l'arrêté préfectoral du 7 août 1997 règlementant les activités de l'établissement SNPE de SORGUES.
Nous proposons donc de délivrer à SNPE l'accord de redémarrage sollicité.
Il apparaît cependant nécessaire de tirer l'enseignement à plus long terme de cet accident. C'est pourquoi nous proposons que l'aval de redémarrage s'accompagne des réserves suivantes :
L'Inspecteur des Installations Classées
D. Roché
Transmis à la Division Environnement
Le 14 Septembre 2000